Port-au-Prince, le 22 mai 2010,

Les volontaires de la Croix-Rouge Haitienne (CRH) faisant la promotion de la santé à la place St-Pierre de Pétion-ville 22 Mai
La Société Nationale de la Croix-Rouge haïtienne (SC/CRH) se joint aujourd’hui à des ONG internationales intervenant dans le domaine « eau et l’assainissement » en Haïti en vue de mettre en scène un événement de rue spéciale. Cette activité a eu lieu au camp des déplacés situé à la place Saint-Pierre à Pétion ville, logeant quelques 6000 personnes après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Par ailleurs, pendant la journée 22 mai, une foire sur la promotion de la santé a eu lieu, au cours de laquelle plus de 300 enfants des camps ont participés.
L’événement a été coordonné avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), qui est à la tête du cluster eau et l’assainissement en Haïti, et notamment des groupes comme Oxfam et Save the Children. « Actuellement, on peut remarquer quelques cas de diarrhée dans les camps, mais il n’y a pas eu de flambée épidémique majeure due en partie aux efforts des organismes humanitaires qui diffusent régulièrement des messages d’hygiène dans les quelque 700 d’entre eux », a déclaré Pauline Mwaniki, coordinateur de l’UNICEF promotion de l’hygiène « sous-groupe »
« Avec la saison des pluies qui s’intensifie », a ajouté Mwaniki, «il ya un risque accru de propagation de maladies dans les camps. Au niveau de la population générale, nous devons envisager de lancer une campagne nationale de sensibilisation à la santé. »
Les égouts pluviaux
La diarrhée est l’une des principales causes de décès des enfants de moins de cinq ans en Haïti. Même avant le tremblement de terre, les enfants pouvaient s’attendre à tomber malade quatre à six fois par an.
Ainsi, la «Promotion de l’hygiène est la clé dans la lutte contre la maladie », a déclaré la Coordonnatrice Nationale du club 25 Haïti, le Docteur Sherley Bernard, qui a aidé à conduire les enfants dans les chansons et les danses destinées à faire passer les messages clés de santé de manière ludique.
« Maintenant que la saison des pluies a véritablement commencé, nous devons intensifier nos efforts pour assurer aux communautés de bonnes pratiques d’hygiènes personnelles afin qu’elles sachent comment stocker de l’eau en toute sécurité et éliminer les déchets. »
Le camp de la Place Saint-Pierre a été l’un des premiers, au lendemain du tremblement de terre, à recevoir la publicité dans le monde entier sur ses insalubrités et de ces conditions de surpeuplement.
Une semaine après le séisme, une chaine de télévision française a fait état du camp. Cette chaine de télévision avait souligné que des soins médicaux immédiats aux victimes ne signifient de les encourager à appliquer les règles d’’hygiène. Toutefois, Les choses vont mieux maintenant, mais la situation est encore loin d’être parfait. .
Matériel
Dirigée par des volontaires de la Croix-Rouge et du personnel des organisations prenant part à cette activité, les enfants du camp de la Place Saint-Pierre camp ont descendu dans les rues pour chanter sur la façon dont il faut se laver les mains avec de l’eau et du savon afin d’éviter les maladies. Parmi eux se trouvait Milien Robenson, 13 ans, dont la famille a vécu dans le camp depuis l’effondrement de leur maison.
«C’est vraiment bon d’être capable de chanter et de jouer à des jeux, dit-il, « ça me permet de penser à autre chose que le tremblement de terre et j’en ai plus peur ».
Les mères venant du camp de la Place Saint-Pierre savent comment se laver les mains avec du savon après s’être allé aux toilettes ou avant de manipuler les aliments et les bébés pour prévenir la diarrhée.
Lors de l’événement à Pétion ville le 22 mai, les mères ont reçu chacune une barre de savon en vue de les encourager à avoir un comportement sain. Les organisateurs du programme ont indiqué que le plus grand défi est d’appliquer les messages avec le matériel réel, comme les drains, les toilettes et les douches.

Déléguée de la Fédération Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) pour la promotion de la santé
«Nous avons une approche intégrée», a déclaré Gaëlle Fohr, une
et qui a également passé la journée à la Place Saint-Pierre.
« Dans chacun de ces camps où nous organisons des activités de promotion de la santé, nous avons également fournir de l’eau, l’assainissement et des services de santé. »
Jusqu’à présent, plus de 150.000 personnes ont été touchées par la promotion d’hygiène dans plus de 100 camps, où les bénévoles SCRH travaillent avec la FICR et les Sociétés nationales.
Journée du drapeau
Pour la fête du drapeau, le 18 mai 2010
Vingt-trois volontaires de la Croix-Rouge Haïtienne accompagnés de Jeanne Jaboin, une infirmière qui travaille pour la Croix-Rouge française dans plusieurs camps ont participé à cette promotion de la santé. Comme beaucoup de volontaires, Jeanne a aussi perdu sa maison dans le tremblement de terre et vit avec son mari et ses trois enfants dans un camp de fortune près de la mer.
« Dans mon camp il n’y a pas de latrines et l’eau est facilement contaminés», dit Jaboin, « mais au moins je peux utiliser ce que j’ai appris en tant que volontaire de la Croix-Rouge pour aider ma communauté à rester en santé et éviter la maladie. »
Même si certains volontaires de la SCRH ont perdu leur maison, la famille et les moyens de subsistance, ils restent déterminés à aider les autres moins chanceux qu’eux.
L’événement du samedi avait été initialement prévue pour le jour du drapeau haïtien, le 18 mai, mais il a dû être reporté.
Par Claire Doole à Port-au-Prince, Haïti.
Photos de José Manuel Jiménez
Traduction : Service Diffusion & Communication de la CRH